Lors de la dernière réunion de notre assemblée municipale, droits, taxes et redevances ont été révisés: révision aujourd'hui i est hélas synonyme d'augmentation et le remaniement des prix risque de devenir l'une des principales occupations des municipalités.

En vertu des majorations, le droit d'entrée dans le caveau municipal a été fixé à 300 francs, ce qui n'a rien d'exagéré.

Malgré la modique taxe de séjour de dix francs par jour, il n'est pas un administré qui soit pressé de passer de vie à trépas pour y entrer.

Après une promenade à travers, les tarifs, de la goutte de lait au cimetière en passant par les bains-douches (C'est la vie !), nos édiles ont examiné le problème de la construction.

Depuis de nombreuses années la création d'une société d'habitations à loyers modérés était l'unique objet de leurs préoccupations. Comme Déroulède, ils y songeaient toujours mais n'en parlaient jamais. Ils ont pris une importante décision: la question sera soumise à la commission municipale du logement. En ce qui concerne la modération, il faut le reconnaître avec loyauté, elle existe surtout dans la réalisation.

Poursuivant au pas de gymnastique la discussion des questions figurant à l'ordre du jour, la construction d'un gymnase couvert fut ensuite examinée.

Certains voudraient le voir édifier au Parc des Sports, d'autres prétendent que le terrain acheté par la Ville rue Jean-Sylvain-Fouassier serait particulièrement indiqué.

Dans ce cas le projet de la Salle des Fêtes serait inhumé provisoirement dans le caveau municipal en attendant un enterrement de première classe.

En décidant l'élargissement de notre pont notre municipalité a prouvé qu'elle n'avait pas des vues étroites. Les sportifs peuvent lui faire confiance.

Si pour satisfaire les deux clans un gymnase à roulettes ne peut être envisagé, en gymnase le théâtre municipal désaffecté pourrait être transformé.

La suggestion, mérite, certes, d'être étudiée.

24 Novembre 1951

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