Comme, depuis quelque temps, il n'est q~question, à Château-Gontier, que de l'eau potable, certains prétendent que la Ligue antialcoolique a fait dernièrement en notre ville, avec succès, de persuasives conférences.
Si le problème des tari~tarifs a été résolu tambour battant sur le dos des abonnés assommés, la même célébrité n'a point présidé à l'exécution des travaux d'adduction. Depuis dix mois, sur les trottoirs transformés en entrepôts, les tuyaux neufs sont entassés. Peut-être s'agit~il là d'une installation définitive ! Nous espérons cependant qu'au sujet de leur inhumation~na~, un accord interviendra prochainement entre la ville et la Compagnie générale des eaux, d'une part, les Pompes funèbres générales, d'autre part, et qu'ainsi les trottoirs seront bientôt rendus à leur destination première: la circulation des piétons.
Quant au nouveau château d'eau qui doit permettre aux habitants de certains quartiers de la ville de remplir un seau, non en une heure, mais en trente-six secondes, pour l'instant, c'est toujours un château en Espagne.
Quoi qu'il en soit, le prix excessif du mètre cube a fait sourdre un mécontentement général et les amateurs de sports nautiques se demandent ce que serait devenu le prix des places à 250 francs si, le dimanche de la Pentecôte, les courses de hors-bord avaient été organisées avec de l'eau potable.
Les doléances des abonnés ont été présentées par voie de presse à la municipalité. Elle n'a point réagi. Cette passivité est vraiment regrettable, car, même les usagers qui ne sont pas de droite auraient, pour une fois, approuvé la réaction.
17 Juin 1949