Château-Gontier, coquette sous-préfecture du Maine-Anjou, possède non seulement une source thermale non exploitée, un terrain de sports en gestation et 255 becs de gaz retraités, mais encore, grâce à la remarquable diligence de notre municipalité, un circuit automobile permanent.

Si, en effet, le 8 décembre 1938, il y a bientôt de cela neuf ans, un opportun arrêté fut pris, réglementant la vitesse des véhicules motorisés dans la traversée de notre ville, cet arrêté, pour des raisons que l'imagination la plus féconde ne pourrait découvrir, ne fut jamais appliqué.

A différentes reprises, la presse signala les dangereux excès de vitesse de certains de nos sympathiques concitoyens ou de touristes qui n'ayant rien à faire, étaient évidemment pressés. Ces appels restèrent vains.

La Municipalité est peut-être seule juge des dispositions pertinentes qui s'imposent, mais il est incontestable que sa responsabilité serait gravement engagée si un chauffard écrasait un enfant.

En attendant que soit enfin appliqué l'arrêté du 8 décembre 1938 (tout nouveau retard constituerait une impardonnable incurie, rappelons aux automobilistes et aux motocyclistes, qui se distinguent par leur imprudence, qu'il existe un autodrome à Montlhéry où ils pourront risquer leur vie sans attenter à celle de leur prochain.

Juillet 1947.

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