Si nous en croyons certains de nos concitoyen tous les puits du faubourg, à commencer par ceux de l'hôpital, sont peu ou prou contaminés : les forains venus a l'occasion de la Saint-Fiacre l'on hélas! appris à leurs dépens.

L'eau polluée de l'unique pompe mise à leur disposition déclencha une épidémie d'entérite et , comme les forains étaient plusieurs centaines et que le bismuth manquait dans les pharmacies, ce fut sur la prairie... Il est de meilleur goût de compléter la phrase par des points de suspension.

L'archaïque et ambulant édicule biplace installé tardivement en toute hâté, s'avéra insuffisant et bientôt la circulation fut fort dangereuse dans les endroits excentriques.

Plusieurs amateurs de solitude nocturne, fuyant la foule bruyante, en firent la malodorante expérience.

Enfin et heureusement rien de tragique n'arriva

La fête se termina par un feu d'artifice, mais pour notre part nous eussions préféré que les 9.000 francs qui ont été « fichus » en l'air à cette occasion fussent mis dans la caisse de la Commune de la poche de Sàint-Nazaire dont le parrainage a été refusé par nos édiles.

Faudra-t-il de nouvelles élections municipales pour que les candidats nous promettent une fois de plus l'eau potable ?

La municipalité actuelle a le devoir de ne pas attendre une meurtrière épidémie de typhoïde pour résoudre un problème d'hygiène que beaucoup d'autres villes moins importantes que Château-Gontier ont résolu il y a déjà plusieurs lustres.

Septembre 1945.

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