Quoiqu'il ne fût pas académicien, François Pyrard, qui lui aussi vit ,le jour à Laval vers 1575, ne méritait pas qu'on ; le laissât enseveli dans le linceul de l'oubli. En 1601, il s'embarqua à St-Malo sur un navire dont le capitaine se proposait de découvrir une route des Indes Orientales. Aux Maldives, le navire fit naufrage. Pendant 5 ans, Pyrard vécut à la Cour du roi de Malé puis, durant deux années, servit dans les troupes portugaises.
En 1610, il regagna la France, c'est alors qu'il écrivit la relation de ses aventures sous le titre: «Discours du voyage des Français aux Indes Orientales». En raison de son grand intérêt, cet ouvrage connut un flatteur succès qui nécessita une réédition.
Si les noms d'Ambroise Paré, d'Alfred Jarry, du douanier Rousseau, d'Alain Gerbault, de Jules Renard sont connus et figurent dans la plupart des dictionnaires, il n'en est pas ainsi, ni pour Paul Hay, ni pour François Pyrard, ni même~me pour André Bellesort qui, cependant, a laissé une oeuvre littéraire importante.
Certes, l'oubli est chose humaine. Il permet à ceux qui ont subi de cruelles épreuves de continuer à vivre mais il est regrettable que des hommes qui se sont distingués en apportant une contribution dans le domaine de la culture, disparaissent dans la nuit du passé et rejoignent le cortège des morts anonymes.