Né à Laval en 1902, il fut élève au Lycée Ambroise Paré de cette même ville , un accident de santé interrompit ses études scientifiques. Après avoir travaillé dans l'entreprise de son père, il s'installa à Château-Gontier avec sa famille au début de la guerre, et devint technicien, puis directeur de la fromagerie Perreault.
Ses recherches l'amenèrent à publier des articles dans la presse scientifique mais une nouvelle passion s'éveilla en lui: les Lettres.
Poète, échotier, moraliste, ce fut aussi un redoutable polémiste et un observateur incisif du microcosme local.
Il observait les débats municipaux qu'il ne manquait pas de commenter en tant que « 24e conseiller inamovible » dans un conseil municipal qui comportait 23 élus.
La retraite lui permit de se consacrer pleinement à la défense de la langue française et à l'histoire. L'étendue de ses relations était étonnante.
Ennemi de la médiocrité, il appréciait les plus hautes valeurs intellectuelles ou morales de l'humanité. Ainsi, il publiait régulièrement dans ce bulletin la biographie de personnalités locales au destin tragique ou exemplaire méritant d'être tirées de l'oubli.
Membre de la Société des gens de Lettres, ancien Vice-Président de l'Association nationale des Palmes Académiques, Président régional de «Défense de la langue française», il était officier des Palmes Académiques et officier du mérite agricole.
Il a surtout utilisé ses compétences et ses relations pour aider les plus démunis, trouver du travail à certains , un logement à d'autres, régler leurs problèmes administratifs ou judiciaires.
Raphaël MOREAU a cessé ses promenades dans Château-Gontier le 18 mars 1986.
Nous ne le reverrons plus arpenter les rues de Château-Gontier, mais garderons le souvenir de sa courtoisie et de son regard pétillant de malice et d'humour.
Merci pour son humour et son altruisme.